Alors que le pape Léon XIV continue de mettre en avant les valeurs du sport comme chemin vers la fraternité, la rencontre et l’épanouissement humain, près de 100 séminaristes et prêtres étudiant à Rome se sont réunis pour la troisième édition annuelle de la Coppa di San Paolo, ou Coupe Saint-Paul.
Le football et le langage universel de la foi
Le tournoi de football à sept organisé par le Collège pontifical écossais et le Collège pontifical Beda a rassemblé des participants de neuf collèges pontificaux représentant des pays du monde entier. Pendant une journée, les soutanes ont laissé place aux tenues de football alors que les futurs prêtres foulaient le terrain en une célébration de l’amitié, de la vocation et de la joie de l’Évangile.
Selon le chanoine Marcus Holden, recteur du Collège pontifical Beda, le football partage quelque chose d’important avec la foi catholique : son universalité. Tout comme l’Église rassemble des personnes de toutes cultures et de toutes nations, le football crée un langage commun capable d’unir des individus issus de milieux très différents. Pourtant, ce jeu offre plus qu’une simple distraction. Il enseigne le travail d’équipe, encourage l’excellence personnelle et offre une occasion de compétition saine et charitable.
Avant le coup d’envoi, Holden a guidé les joueurs dans la prière, rappelant aux participants que le tournoi n’avait pas pour seul but de remporter des matchs. C’était l’occasion de vivre la catholicité de l’Église d’une manière tangible. Nombre de séminaristes étudient déjà ensemble à Rome, mais jouer ensemble sur le terrain a offert un autre moyen d’approfondir les liens d’amitié et de fraternité.
Un appel commun au sacerdoce
Alors que les joueurs représentaient différents séminaires et pays, ils partageaient une vocation commune : le désir de consacrer leur vie au Christ et à son Église.
Pour Theodore de Menezes du Vénérable Collège Anglais, cette vocation a commencé par ce qu’il décrit comme une puissante attraction pour le Christ dans l’Eucharistie. De même, Melwin Baby de l’Almo Collegio Capranica a réfléchi à la merveille du sacerdoce, soulignant qu’au quotidien à l’autel, le Christ offre son Corps et son Sang à l’humanité, et qu’un prêtre a le privilège de participer à ce mystère par la consécration de l’Eucharistie.
Cette amour commun pour l’Eucharistie et cet engagement envers la formation sacerdotale confèrent au tournoi une signification plus profonde. La compétition a servi non seulement d’événement sportif, mais aussi d’occasion de prier pour les vocations et de renforcer les relations entre futurs prêtres se préparant à servir l’Église universelle.
Même Holden s’est lui-même joint à l’action, prenant place sur le terrain en tant qu’attaquant. En repensant à cette expérience, il a exprimé sa gratitude pour la santé et les aptitudes qui lui permettent encore de jouer, voyant le tournoi comme une joyeuse expression de communauté parmi les séminaristes du monde entier.
Former le corps, l’esprit et l’âme
L’événement reflète également l’accent fréquent du pape Léon sur l’harmonie du corps, de l’esprit et de l’âme.
Liam Murphy du Vénérable Collège Anglais a fait remarquer que la formation au séminaire implique plus que l’étude et la prière. L’activité physique, a-t-il expliqué, aide les futurs prêtres à se développer en tant que personnes complètes, les encourageant à prendre soin de leur corps parallèlement à leur vie intellectuelle et spirituelle.
De Menezes a également observé que le sport rend particulièrement visible l’unité du corps et de l’âme. Le football, a-t-il suggéré, illustre une réalité profondément humaine dans laquelle l’effort physique et l’amitié spirituelle se rejoignent. La compétition sur le terrain peut ressembler à une bataille, mais elle repose en définitive sur la fraternité et le respect mutuel.
Ces expériences font écho à la vision du pape Léon du sport comme moyen de restaurer l’équilibre au sein de la personne humaine. Par la discipline, le travail d’équipe et la saine compétition, les athlètes apprennent des leçons qui dépassent largement le jeu lui-même.
Évangéliser par le sport
Pour le Père Mark Cassidy, recteur du Collège pontifical écossais, des événements comme la Coppa di San Paolo offrent aussi une opportunité d’évangélisation.
Il a expliqué que la formation humaine est l’une des dimensions essentielles de la préparation au sacerdoce. Les futurs prêtres doivent être des individus équilibrés capables de se connecter aux autres par une variété d’intérêts et d’expériences. Le sport, aux côtés de la musique et de la culture, offre un point de rencontre naturel.
Plutôt que d’attendre que les gens entrent dans une église, a soutenu Cassidy, les chrétiens doivent être prêts à rencontrer les autres là où ils sont. Le sport offre un moyen particulièrement efficace de le faire car il crée des opportunités d’amitié, de dialogue et d’expérience partagée.
À la fin du tournoi, la compétition, la camaraderie et les tacles glissés ponctuels avaient fait plus que déterminer un vainqueur. Ils avaient témoigné de la joie de la vie vocationnelle et des liens qui unissent l’Église à travers les cultures et les continents.
Dans un monde souvent marqué par la division, le temps passé sur le terrain par les séminaristes a rappelé que le sport peut être un lieu de rencontre — non seulement avec les autres, mais aussi avec soi-même, et ultimement avec Dieu.
Adapté par Jacob Stein. Produit par Bénédicte Cedergren. Caméra par Gian Piero Passalia





