Qu’est-ce que le schisme et l’excommunication dans l’Église catholique ? Voici une explication.
Récemment, une communauté de moniales Clarisses en Espagne a annoncé sa décision de quitter l’Église catholique, commettant ainsi le crime canonique de schisme et s’exposant à l’excommunication. L’archevêque italien Carlo María Viganò est également soumis à une procédure extrajudiciaire au Vatican pour schisme.
Mais qu’entend-on exactement par schisme et excommunication dans l’Église catholique ? Voici une explication.
Schisme
Selon l’Encyclopédie catholique, le schisme est « la rupture de l’union et de l’unité ecclésiale, c’est-à-dire soit l’acte par lequel un fidèle rompt autant qu’il est en lui les liens qui l’attachent à l’organisation sociale de l’Église et font de lui un membre du corps mystique du Christ, soit l’état de dissociation ou de séparation qui résulte de cet acte.»
Le canon 751 du Code de droit canonique stipule que le schisme est « le refus de se soumettre au souverain pontife ou de rester en communion avec les membres de l’Église soumis à lui ». Le canon 1364 précise que la peine pour ce crime est l’excommunication « latae sententiae », c’est-à-dire automatique dès la commission de l’infraction.
Excommunication
En bref, l’excommunication peut être définie comme la peine la plus sévère qu’une personne baptisée puisse encourir, consistant à être placée en dehors de la communion des fidèles de l’Église catholique et privée de l’accès aux sacrements.
L’éncyclopédie catholique indique que l’excommunication est « une peine spirituelle, médicinale, qui prive le chrétien coupable de toute participation aux biens communs de la société ecclésiale ».
« Étant une peine, elle suppose une culpabilité ; et étant la peine la plus grave que l’Église puisse infliger, elle suppose naturellement une faute très grave. C’est aussi une peine médicinale plus que vindicative, ayant pour but non pas tant de punir le coupable que de le corriger et de le ramener sur le chemin de la justice », explique l’encyclopédie.
Pourquoi une personne est-elle excommuniée ?
Le cardinal Mauro Piacenza, pénitencier majeur émérite de l’Église, expliquait en 2015 que le but de l’excommunication est de conduire « le coupable à la pénitence et à la conversion ».
« Par la peine d’excommunication, l’Église ne cherche pas à restreindre la portée de la miséricorde, mais met simplement en évidence la gravité du crime », soulignait-il.
L’excommunication n’est pas seulement une punition et dépasse la simple restriction de l’accès à la sainte Communion.
Selon le canon 1339 § 2, en plus de l’excommunication, « en cas de comportement qui provoque un scandale ou un grave trouble de l’ordre public, l’ordinaire peut aussi corriger la personne, d’une manière adaptée aux conditions particulières de la personne et aux faits accomplis ».
Cette histoire a été publiée initialement par ACI Prensa, partenaire de presse hispanophone de CNA. Elle a été traduite et adaptée par CNA.





